Exil Palestine

Peinture sur toile. Format 8mx1,40m. Réalisation 2009.

« Exil Palestine »

L’an passé, de retour d’un séjour en Palestine, j’ai achevé cette toile de 8 mètres impressionné par ce que je connaissais et par ce que j’ai vu et dont la peinture porte l’empreinte. En quelques mots : Sur les collines de Palestine le berger mène ses chèvres aux longues oreilles. Dans ce paysage irruption d’un personnage sioniste : Aharon David Gordon (1856-1922).C’est le maître à penser, avant Théodor Hertzel, des membres du mouvement sioniste qui érigent leurs kibboutz et plus tard leurs colonies en spoliation des terres et des villages palestiniens. Lui-même installé en Galilée dans le kibboutz Degania. Ainsi est engendré le mur qui entre autre méfait éradique la principale ressource du pays de Palestine : l’olivier. Au centre de la toile dans une fenêtre émerge un agneau immolé, symbole de fraternité commun aux trois religions de ce pays. Un peu plus loin, un graffiti vu sur le mur montre une fillette qui s’évade avec son ballon aux couleurs du drapeau palestinien. Elle donne la main à un garçon israélien, au ballon bleu-blanc. Tandis que le mur continue son pouvoir diviseur et séparateur, le sionisme frappe encore plus fort dans la prison de Gaza où réfugiés depuis 60 ans, femmes et enfants meurent sous les bombes et assistent sans échappatoire à la destruction des maisons, écoles et hôpitaux. Une femme du camp de réfugiés de Jabilia reste là, assise, dans le cœur un cri muet d’imploration … ..Et le silence de la communauté internationale ?

Jacques Cadet , Salle des clercs le 15 janvier 2010.





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